Comme le Conseil d'Administration l’avait proposé lors de sa dernière Assemblée Générale, nous avons ouvert une nouvelle classe pour 8 enfants de 2e primaire (4 filles et 4 garçons), à l’Ecole 10 cette fois. Là aussi nous avons reçu un accueil chaleureux tant de la part du Directeur que des enseignants. Les cours complémentaires seront donnés pour le français par un instituteur sénégalais, tandis que le cours d’arabe sera donné par une institutrice mauritanienne (par ailleurs membre d’Emel Ejyal). Je suis particulièrement heureux d’avoir pu ouvrir cette classe à l’Ecole 10. Dans un souci d’équité tout d’abord (les 2 écoles d’Mbarca Oumara sont ainsi représentées) et puis par reconnaissance envers Bomba, le Directeur avec qui nous avions eu, il y a juste un an, les premiers contacts préliminaires à la création d’Emel mais qui en juin 2007 avait été « victime » d’une chaise musicale. A ce jour nous n’avons que 3 parrainages supplémentaires depuis l’ouverture des 2 premières classes dans l’Ecole 7, mais par correction pour ces nouveaux parrains, Emel a décidé de faire l’appoint pour ce 3e trimestre. Nous espérons bien évidemment recevoir les parrainages manquants avant le 1er octobre, ce qui est tout à fait réalisable.
Alors qu’en novembre 2007 il ne nous avait pas été possible de rencontrer un représentant de l’ancien Conseil Communal, ici à leur demande expresse, nous avons pu rencontrer messieurs Sidi Ahmed Ould Dellahi, Maire d’Atar et Ely Cheykh son adjoint, tous deux fraîchement élus (janvier 2008) à la tête du nouveau Conseil Communal. Leur accueil et leur discours sont pour nous de précieux encouragements. En effet, leur volonté de coordonner les différentes aides en rencontrant les différents acteurs présents sur le terrain, l’organisation d’un recensement précis de la population et de ses conditions de vie, ... témoignent d’un réel projet de renouveau pour la ville d’Atar. Les travaux de voirie en cours et le tout nouveau programme de ramassage des immondices en sont les premiers témoignages. Reste à espérer que ces actions ne seront pas feu de paille, inch’Allah.
Nous avons aussi eu l’occasion de rendre visite à une ONG d’Aide à la Nutrition (qui a ouvert un petit centre de jour où quotidiennement sont nourris plus de 100 jeunes enfants), d’y rencontrer les responsables locaux et Aïcha (une bénévole française déléguée de l’association Passerelles) venue assurer le suivi du projet et par la même occasion distribuer des vêtements aux enfants. Nul doute que ce premier contact sera suivi d’autres et sera pour nos deux associations source d‘un enrichissement réciproque.
Au fil des semaines, de nouveaux contacts se sont créés, lentement (mais sûrement) Emel tisse des liens. Mais le 31 mars il était l’heure de prendre le dernier avion de la saison. Et si quelque part, la fatigue aidant j’étais content de rentrer au pays, dans le même temps, j’étais très ému de quitter mes amis et je formais déjà dans ma tête des projets pour mon prochain retour.
Jean-Marie Simon