Rappelez-vous, il y a un an, suite à l’assassinat de 4 touristes français le Paris-Dakar était annulé et la saison touristique en cours sérieusement compromise. Tous les espoirs se reportaient donc sur la saison 2008-2009. Hélas, pour la population et celle de l’Adrar en particulier (chameliers, guides, cuisiniers, ... dont le seul revenu est issu du tourisme), cette année fut pire encore. L’instabilité politique et la guerre commerciale que se sont livrés certains TO français et mauritanien, ont réduit à néant presque toute activité touristique en Mauritanie. Car, on ne le répétera jamais assez, le pays connaît bien moins de problèmes d’insécurité que d’autres destinations, africaines ou non.
Privé du traditionnel vol direct sur Atar, c’est donc par Nouakchott (après une escale à Tunis) que je suis arrivé en Mauritanie le 29 janvier dernier. Le but de ce voyage était de participer au lancement des travaux de la première phase de construction du « Centre Emel Ejyal ». Ce vendredi 13 mars c’est heureux du travail accompli que je suis rentré à Bruxelles. Emel asbl a régularisé l’acquisition du terrain et démarré aussitôt les travaux. Quand j’ai quitté Atar, mis à part la pose des portes et fenêtres (qui sera réalisée dans les prochains jours) et la finition intérieure, la première phase (cuisine, douche et toilettes) était terminée. |
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Je me suis aussi aperçu de l’impact positif (et parfois inattendu) que pouvait avoir sur les enfants du quartier en particulier notre action sur le terrain. Un jour, un groupe de gamins du quartier est arrivé à la maison en chantant. Ils tenaient à me rencontrer pour m’annoncer la création et la victoire de leur équipe de football... le FC Emel ! Emu, mis à part les féliciter et les prendre en photo, je ne sus que leur dire, mais j’étais sincèrement très heureux et fier pour eux.
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Jean-Marie Simon